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Les vendredis du PHARE Thème de septembre : Les ascenseurs entre mise aux normes et valorisation patrimoniale : comment s’élever ?

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Thème de septembre : Les ascenseurs entre mise aux normes et valorisation patrimoniale : comment s’élever ?

 

 

Quelques repères pour un peu d’histoire : « Toujours plus vite, toujours plus haut »

L’invention d’un moyen de transport vertical occupe l’homme depuis longtemps. Si Archimède en 236 avant J.C. invente un treuil comportant des cordes et des poulies, si des monte-charges rudimentaires sont inventés à Rome et durant tout le Moyen-Age, il faut attendre 1845 pour l’invention du premier élévateur hydraulique par Sir William Thompsom et 1852 pour le premier ascenseur sécurisé avec « parachute » par Elisha Graves Otis.

1854 présentation au Crystal Palace à New York où l’on insiste sur performance et sécurité.

1857 premier ascenseur dans un magasin

1866 premier ascenseur dans un hôtel

1867 Léon Edoux en France invente le mot « ascenseur » pour l’exposition universelle à Paris au Grand Palais

1868 ascenseur à vapeur et dispositif de sécurité accrus.

1878 ascenseur hydraulique et dispositif de parachute

1880 premier ascenseur électrique en Allemagne par Werner Siemens et Hulstie

1889 à l’Exposition universelle la Tour Eiffel présente 5 ascenseurs hydrauliques

1903 Otis présente un ascenseur électrique

1924  premier ascenseur sans liftier (machiniste)

Aujourd’hui l’ascenseur est devenu communiquant et possède une téléalarme ou une télésurveillance.

 

(consulter le site de la Fédération des ascenseurs : www.ascenseurs.fr)

 

Conclusion :

Les ascenseurs ont permis aux bâtiments de s’élever toujours plus haut.

Jusque dans les années 1940 l’architecte conçoit souvent lui-même l’ascenseur qui forme un tout avec le bâtiment.

 

Intervenant : société Ciel Ascenseurs, créateur d’élévation depuis 1998.

Concepteur, fabriquant et installateur apportant une réponse aux besoins des déplacements verticaux en association avec l’esthétisme : élégance et raffinement au service de l’élévation verticale.

1er prix Stars et Métiers dans la catégorie stratégie globale d’innovation en 2014

Le titre de Maître artisan en 2015

Le Label d’État Entreprise du Patrimoine Vivant pour l’excellence des savoir-faire français en 2016

Coordonnées : Ciel Ascenseurs, Z.I. La Vallière – Bâtiment A 06730 Saint André de la Roche / ciel°cielascenseurs.com / www.cielascenseurs.com)

 

 

Mise aux normes actuelles

Le décret du 23 juillet 2013 confirme l’annonce faite par Cécile Duflot ministre du Logement et de l’Habitat durable.

Non seulement la date d’échéance pour les travaux obligatoires 2013 était reportée au 3 juillet 2014 mais encore, un moratoire était mis en place quant au dispositif de précision d’arrêt de la cabine. C’est-à-dire le respect d’une différence n’excédant pas 2 cm de hauteur entre le palier et le seuil de la cabine, cette contrainte obligeant souvent au remplacement des deux organes les plus coûteux d’un ascenseur : l’armoire de commandes et le moto-réducteur.

Aujourd’hui, la Fédération des ascenseurs déplore que report et moratoire conjugués aient suscité un « quasi-arrêt » des demandes de travaux (il resterait 87 000 appareils à traiter) et revient inlassablement à la charge, expliquant que l’absence de précision d’arrêt est la cause de 40 % des accidents, les usagers butant sur la « marche ».

Madame Sylvia Pinel, Ministre du Logement confirme les dispositions du décret 2013-664 prises par Mme Duflot en juillet 2013. Autrement dit, la mesure relative à la précision d’arrêt (réglage de la petite marche entre le bas de la cabine et le pallier et qui évite aux utilisateurs de trébucher) reste obligatoire, mais uniquement pour les établissements qui reçoivent du public (ERP).

Quant à l’Association des responsables de copropriétés (ARC), l’un des participants au groupe de travail piloté par les services du ministère du Logement chargé de « réexaminer la pertinence du dispositif de précision d’arrêt », elle a interpellé l’actuelle ministre du logement Emmanuelle Cosse, s’étonnant de l’absence de communication au sujet de la sortie du moratoire. Ce dernier comporte deux issues possibles : soit la suppression totale de toute obligation sur ce point, soit le rétablissement de mesures s’appliquant uniquement à certains types d’ascenseurs.

Les propriétaires des immeubles d’habitation doivent-ils engager les travaux de précision d’arrêt ?

Ce n’est plus obligatoire d’un point de vue de la loi… mais ils ont tout intérêt à le faire si tel est le conseil de leur ascensoriste ou de leur bureau d’étude.

3 raisons à cela : l’absence de précision d’arrêt est source de 40% des accidents, les propriétaires restent responsables en cas d’accident, l’accessibilité des immeubles devient indispensable avec les personnes âgées, chaque année plus nombreuses, qui veulent rester autonome à la maison et en toute sécurité.
Les autres mesures de mise en sécurité sont obligatoires pour tous les types d’immeubles et de bâtiments. Il s’agit de la téléalarme pour l’assistance aux personnes bloquées, de la résistance suffisante des vitrages de portes palières, du système de prévention des risques de dérive et ou d’excès de vitesse pour les ascenseurs hydrauliques, des dispositifs de protection des techniciens contre les accidents causés par les poulies, d’un éclairage suffisant du local de machine.

Rappelons que l’échéance était fixée au 3 juillet 2014. Les retardataires doivent donc lancer les travaux au plus vite et mettre en conformité leur ascenseur

 

2014Le décret n° 2014-1230 du 21 octobre 2014 relatif aux travaux de sécurité sur les installations d’ascenseurs a été publié au Journal officiel du 23 octobre.

Ce texte supprime l’obligation d’installer un dispositif de protection contre la vitesse excessive en montée des ascenseurs électriques à adhérence installés avant le 27 août 2000.
Rappel sur les obligations de la loi SAE.

Avec près de 12 000 installations nouvelles par an, cette activité reste depuis plusieurs années soutenue, mais ce sont surtout la maintenance et les travaux de mise en sécurité et de modernisation en forte progression, sur les près de 500 000 appareils du parc existant, qui constituent aujourd’hui l’activité majeure d’un secteur très encadré par les exigences de sécurité et de nombreuses évolutions réglementaires.

 

Valorisation patrimoniale ?

Si des associations de défense des ascenseurs anciens existent en Belgique notamment, ce n’est pas le cas en France, qui possède pourtant de somptueux ascenseurs historiques ou un parc d’ascenseurs des années Art déco remarquable.

 

Exemple de la Belgique qui a adopté en 2003 un arrêt royal relatif à la sécurité des ascenseurs et qui prévoit de faire réaliser une analyse de risques « sur mesure » pour les ascenseurs à caractère patrimonial et de proposer des solutions de modernisation adaptées au cas par cas. « Cette analyse permet de prendre en compte la valeur historique et esthétique des ascenseurs anciens et de proposer des solutions de modernisation qui respectent leurs spécificités.  Mettre aux normes un ascenseur dans le respect de son aspect d’origine est donc possible, mais cela demande de la créativité et une approche spécifique que seules sont capables d’offrir de petites entreprises artisanales. » (extrait de « Les ascenseurs d’autrefois », Jérôme Bertrand, Conseiller en patrimoine architectural au Centre urbain de Bruxelles)

 

Exemple / la rénovation des ascenseurs de la Tour Eiffel (www.toureiffel.paris/aide/98-les-ascenseurs-de-la-tour)

 

La créativité au service de l’ancien

Exemple   / Mise en accessibilité du Palais Bondy à Lyon (Maitre d’ouvrage Ville de Lyon / Réalisation Agence Architek-ton).

L’enjeu était de positionner un ascenseur dans un bâtiment datant du début de siècle actuellement affecté au spectacle et aux expositions. Le bâtiment possède des décors relativement « riche » était le support d’un aménagement nouveau par l’adjonction d’un ascenseur positionné dans un des escaliers monumental. La cage d’ascenseur a était recouverte d’une mosaïque en tesselles de grès et d’or blanc pour jouer des couleurs et de la lumière zénithale existante.

Cet aménagement « contemporain » a donc servi de support à la réalisation d’une oeuvre s’inscrivant complément dans le décor existant.

(voir photos)

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