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Contribution Poétique

Si les Façades, pouvaient crier, on s’entendrait plus dans les rues.

Sans titre1

Ce matin en ouvrant mes volets, Moi aussi, moi aussi !
J’entends comme un murmure Toi quoi ?
Qui rampe de la ville Je crève sous des couches d’infamie
Nice endormie, Nice qui geint Ce n’est plus un murmure
Nice blessée ? C’est un tohubohu qui roule vers la mer
Nice défigurée de ses parements meurtries O Nice
Du fer rouillé qui gronde, Naughty
Du bois pourri qui se lamente La ville Caliphobe
Couleurs surannées affadies Qui a si peur de sa beauté
Estompées, disparues, Qu’elle laisse étouffer ses façades
A jamais Sous des baillons de certitudes
Au sein de la matière même Par paresse ?
La pollution et la chimie Par ignorance ?
Associées dans leur œuvre de mort Façades,
Qui jouent à saute mouton Si un jour vous pouviez crier
De pores en pores On s’entendrait plus dans les rues.
De fibres en fibres Révolte,
Et rongent Le meneur c’est Grosso
Et tuent. Qui enfin libéré de ses chaines
Quelle fée vous donnera la parole Fait le paon en haut de son boulevard
Façades ! Tous au balcon
Si vous pouviez aussi crier Sonne la reconquête
On s’entendrait plus dans les rues. Pierres cruellement émasculées,
Bientôt la rumeur s’amplifie Béton étouffé de peintures,
Des villas Lou aux palais oubliés Enduits aux haillons décrépis
S’échangent des messages Bois dont la sève chloroformée
Du gloria au tréfonds de la ville Ne renvoie plus la poussée des saisons
Du forum aux rives de l’azur Métaux, écaillés, dérochés, oxydés,
Des cris, des plaintes, des râles Squelettes oubliés de l’ancienne splendeur
On sent que les choses s’organisent Aux armes
Se regroupent Criez façades
Par siècle, par nature, par style Criez
Pierre brique béton, acier alu …………. Que l’on s’entende dans les rues
Toutes en sont

Nice le 1er janvier 2013, 6 heures du mat rue des étoiles.

 

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