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L’Hotel de Ville de NICE

Sans titre3Un bâtiment emblématique de Nice, l’Hôtel de Ville, vient d’achever sa rénovation. L’immeuble est situé dans la partie « contemporaine » du Vieux Nice, c’est à dire celle qui s’est construite à la fin du XIXe et au XXe siècle, au bout du cours Saleya.

Le bâtiment a connu au cours des siècles des modifications importantes, tant de fonction que de forme.

Rappel historique

Si le bâtiment accueille l’Hôtel de Ville depuis 1868, il a été d’abord un séminaire entre 1730 et 1750. Des troupes militaires du roi de Sardaigne s’y installent par la suite en 1791. En 1793 c’est au tour des troupes républicaines de le transformer en prison puis il devient une gendarmerie sous l’Empire. Enfin, en 1815 l’hôpital Saint Roch l’occupe provisoirement.

Jean Médecin, Maire de Nice en 1928, décide de rénover l’Hôtel de Ville dans le style de l’époque : l’Art Déco. La décoration est prise en charge par l’architecte-décorateur Clément Goyeneche, Grand Prix lors de l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs à Paris en 1925 pour la réalisation de l’architecture intérieure et la décoration du Pavillon de la Côte d’Azur. Il utilise un des matériaux phare de l’époque à Nice : le béton coloré*, rose soutenu avec incrustation de nacres dans la salle du Conseil, beige-rosé sans nacres à l’extérieur.

Un ravalement exemplaire

Aujourd’hui, une nouvelle phase d’aménagement permet à la fois de retrouver une partie des façades de l’époque – celles des bétons colorés* mais également de permettre au public d’identifier les lieux du pouvoir municipal (Hôtel de Ville et Centre Universitaire Méditerranéen abritant le Conseil métropolitain) par le choix de la couleur rouge de la façade.

L’entreprise AD AFFRESCO, spécialisée dans la restauration du patrimoine architectural et particulièrement attentive aux bétons colorés, a relevé le défit de ce ravalement exemplaire : restitution d’éléments anciens, utilisation de produits respectueux de l’environnement, coordination avec plusieurs corps de métiers.

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Au second étage, Leonardo Giannuzzi – ornemaniste – a recréé les frontons au dessus des fenêtres. La porte des mariages a été agrandie et l’enduit restitué selon les techniques anciennes de l’époque.

Vingt six ouvriers de l’entreprise AD AFFRESCO se sont engagés dans ce ravalement minutieux en un temps record. Initialement prévu pour presque un an de travaux, l’entreprise a dû répondre à la demande pressante des pouvoirs publics et finir en moins de cinq mois. Elle a également pris toutes les dispositions pour mettre en sécurité le chantier.

Car, eut égard au public nombreux et aux employés restés sur place tout au long du chantier, une attention particulière a été portée aux produits et matériaux utilisés. Ainsi le décapage des peintures pour retrouver les anciens bétons colorés a été réalisé avec les produits fabriqués par une entreprise française, LICEF, spécialisée dans les produits biodégradables, exempts de composés toxiques et nocifs. Ces produits, dont le décapant FELTOR Spécial Plâtre, se sont parfaitement intégrés dans la chaine de sécurité sanitaire et environnementale mise en œuvre par la société AD AFFRESCO tout au long de ce chantier délicat.

Ces méthodes, innovantes par l’emploi de produits rigoureusement contrôlés et anciennes par la pratique de techniques retrouvées comme le bouchardage ont permis à un bâtiment emblématique de retrouver l’éclat de sa période Art Déco.

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admin

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